Hommage à Charles Pasqua

La France a perdu un grand serviteur authentique de l’Etat. Beaucoup se sont acharnés contre lui, comme c’était facile de négliger que, quand on veut vraiment gouverner, il faut prendre des responsabilités, souvent dédaignées par les moralistes à tout crin, d’autant plus moralistes qu’ils ne font rien et n’assument aucune responsabilité.

Je perds aussi une référence, une valeur, un modèle.

Résistant actif dès l’âge de 15 ans, ce n’est pas donné à tout le monde. Je suis de ceux qui l’ayant approché de près, ayant travaillé avec lui à la résurrection du mouvement gaulliste, à la création du RPR, au Conseil général des Hauts-de-Seine, au Sénat, avaient pu apprécier derrière sa façade joviale et ses plaisanteries, la haute idée qu’il avait de la France, de la République, de l’intérêt général et de l’attention, c’est plus rare, portée aux gens. C’est une perte.

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